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	<title>Philopsis</title>
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		<title>Philopsis</title>
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		<title>Le &#171; Mind-body problem &#187;</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Rossi Jean-G&#233;rard</dc:creator>

<category domain="http://www.philopsis.fr/spip.php?rubrique56">L'esprit</category>


		<description>H&#233;ritier du probl&#232;me traditionnel de l'&#226;me et du corps, le &#171; Mind-body problem &#187; se pose aujourd'hui en des termes nouveaux dans le cadre d'une tentative de &#171; naturalisation &#187; inspir&#233;e du mod&#232;le scientifique. &lt;br /&gt;La plupart des philosophes contemporains vers&#233;s dans les questions de philosophie de l'esprit se situent par rapport &#224; la th&#232;se cart&#233;sienne. Le dualisme de l'auteur des M&#233;ditations M&#233;taphysiques est toujours invoqu&#233; pour &#234;tre, la plupart du temps, r&#233;cus&#233;. On peut m&#234;me dire qu'il est pr&#233;sent&#233; de mani&#232;re (...)


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&lt;a href="http://www.philopsis.fr/spip.php?rubrique56" rel="directory"&gt;L'esprit&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;H&#233;ritier du probl&#232;me traditionnel de l'&#226;me et du corps, le &#171; Mind-body problem &#187; se pose aujourd'hui en des termes nouveaux dans le cadre d'une tentative de &#171; naturalisation &#187; inspir&#233;e du mod&#232;le scientifique.
&lt;br /&gt;La plupart des philosophes contemporains vers&#233;s dans les questions de philosophie de l'esprit se situent par rapport &#224; la th&#232;se cart&#233;sienne. Le dualisme de l'auteur des &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;M&#233;ditations M&#233;taphysiques&lt;/i&gt; est toujours invoqu&#233; pour &#234;tre, la plupart du temps, r&#233;cus&#233;. On peut m&#234;me dire qu'il est pr&#233;sent&#233; de mani&#232;re caricaturale pour mieux servir de repoussoir.
&lt;br /&gt;Dans une large mesure, il semble que ce soit G. Ryle le responsable de cette situation. C'est lui en effet qui a combattu le premier ce qu'il appelait &#171; le dogme du fant&#244;me dans la machine &#187; en quoi lui semblait se r&#233;sumer la position cart&#233;sienne.
&lt;br /&gt;On s'explique dans ces conditions que le probl&#232;me de la causation mentale, principale difficult&#233; rencontr&#233;e par Descartes soit au c&#339;ur des d&#233;bats et des controverses et que la plupart des solutions propos&#233;es s'efforce en premier lieu de le r&#233;soudre.
&lt;br /&gt;La tonalit&#233; g&#233;n&#233;rale des &#233;tudes contemporaines sur la question est moniste. Le dualisme cart&#233;sien impliquait une r&#233;f&#233;rence &#224; l'esprit ; le monisme contemporain prend une forme mat&#233;rialiste. Ceci s'inscrit dans une tentative de naturalisation des probl&#232;mes philosophiques, avec l'ambition plus ou moins avou&#233;e de garantir la scientificit&#233; des r&#233;sultats de l'enqu&#234;te.
&lt;br /&gt;Le monisme mat&#233;rialiste peut rev&#234;tir plusieurs formes. Il peut reconna&#238;tre la sp&#233;cificit&#233; du mental, au niveau des propri&#233;t&#233;s. On parle alors d'un dualisme des propri&#233;t&#233;s, pour l'opposer au dualisme des substances, mais l'expression peut se r&#233;v&#233;ler &#233;garante car en fait il reste au niveau du monisme. Mais le monisme mat&#233;rialiste peut se r&#233;v&#233;ler radical et se proposer alors d'&#233;liminer toute terminologie mentaliste. Entre ces deux positions se situe toute la gamme des positions interm&#233;diaires envisageables.
&lt;br /&gt;Ce qui est certain, c'est que la tr&#232;s grande majorit&#233; des auteurs anglo-saxons contemporains travaille dans le cadre d'un paradigme ne mettant pas en cause le monisme mat&#233;rialiste et que toutes les controverses portent sur la meilleure fa&#231;on d'accommoder ce choix th&#233;orique &#224; nos intuitions courantes concernant le mental et notamment &#224; ce qu'il est convenu d'appeler &#171; la psychologie populaire &#187;.&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Le fonctionnalisme selon Daniel Dennett ou : Dennett a-t-il perdu l'esprit ?</title>
		<link>http://www.philopsis.fr/spip.php?article208</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Kieft Xavier</dc:creator>

<category domain="http://www.philopsis.fr/spip.php?rubrique56">L'esprit</category>


		<description>Quel statut l'explication fonctionnaliste de la conscience accorde-t-elle &#224; l'esprit ? Les concepts mentaux, tels qu'ils sont manipul&#233;s par les th&#233;oriciens mat&#233;rialistes, d&#233;signent-ils bien leur objet ou ont-ils un r&#244;le analogique ? Autrement dit : le fonctionnement de la conscience explique-t-il la conscience elle-m&#234;me ou bien se situe-t-il en amont de celle-ci comme ce qui la rend possible ou la cause ? La r&#233;ponse &#224; ces interrogations doit permettre de mieux concevoir comment certains d&#233;fenseurs du (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Quel statut l'explication fonctionnaliste de la conscience accorde-t-elle &#224; l'esprit ? Les concepts mentaux, tels qu'ils sont manipul&#233;s par les th&#233;oriciens mat&#233;rialistes, d&#233;signent-ils bien leur objet ou ont-ils un r&#244;le analogique ? Autrement dit : le fonctionnement de la conscience explique-t-il la conscience elle-m&#234;me ou bien se situe-t-il en amont de celle-ci comme ce qui la rend possible ou la cause ? La r&#233;ponse &#224; ces interrogations doit permettre de mieux concevoir comment certains d&#233;fenseurs du monisme mat&#233;rialiste cherchent &#224; r&#233;soudre le probl&#232;me corps-esprit. En effet, si les concepts mentaux auxquels il est fait r&#233;f&#233;rence dans leurs th&#233;ories ne correspondent pas &#224; ce dont je fais moi-m&#234;me l'exp&#233;rience, alors les physicalistes dissimulent sous leurs explications ce qu'est r&#233;ellement le mental par opposition au physique. Ceci soulignerait son irr&#233;ductibilit&#233;. Si, par contre, les concepts qu'ils envisagent d&#233;signent bien ce qui est pr&#233;sent dans l'activit&#233; mentale ou intentionnelle, alors cette entreprise r&#233;ussira &#224; dissoudre le probl&#232;me corps-esprit par l'assimilation de l'esprit au fonctionnement du corps. &lt;br /&gt;Au premier abord, si l'on parle de computation neuronale pour rendre compte de la pens&#233;e, il semble bien que lorsque je pense, je ne sens pas ma computation neuronale, et que je ne suis pas forc&#233;ment conscient de cette activit&#233; computationnelle. Mais ceci n'est peut-&#234;tre qu'un probl&#232;me de vocabulaire. Mon ignorance des th&#233;ories scientifiques ou la traduction en langage ordinaire de ce qui se passe dans ma conscience est susceptible de m'emp&#234;cher de concevoir mes pens&#233;es comme (le produit d'une) computation neuronale. N&#233;anmoins la diff&#233;rence entre mon rapport imm&#233;diat &#224; ma conscience et les th&#233;ories de l'esprit t&#233;moigne peut-&#234;tre d'une distance entre le contenu de l'explication scientifique et ce qu'est effectivement la vie psychique. Est-il donc seulement possible de concevoir l'esprit par le biais des notions de mouvement, de quantit&#233;, de parties, c'est-&#224;-dire par les notions gr&#226;ce auxquelles nous concevons les choses mat&#233;rielles ? La r&#233;ussite du programme fonctionnaliste serait la preuve que le corps et l'esprit ne sont pas deux choses incompatibles ni deux sortes de propri&#233;t&#233;s distinctes d'une m&#234;me chose, et qu'ils peuvent &#234;tre con&#231;us et d&#233;crits de fa&#231;on univoque.
&lt;br /&gt;La pens&#233;e de Daniel Dennett, que l'on aurait trop vite fait de pr&#233;senter comme le porte-parole contemporain d'un &#233;liminativisme mat&#233;rialiste, traduit le souci d'assurer au fonctionnalisme sa pertinence en ce qui concerne la r&#233;solution de ce probl&#232;me. La th&#233;orie qu'il met en place s'efforce de maintenir la particularit&#233; des &#233;tats mentaux, qui participent en tant que tels &#224; l'activit&#233; consciente et n'ont plus alors un r&#244;le uniquement sur&#233;rogatoire ou d'accompagnement (de d&#233;coration) du processus c&#233;r&#233;bral. Certes, la conscience &#233;merge de l'organisation du cerveau, mais elle n'est pas qu'un &#233;piph&#233;nom&#232;ne de l'activit&#233; c&#233;r&#233;brale. &lt;br /&gt;L'objectif de cette pr&#233;sentation est d'abord de montrer comment l'explication qu'il propose, qui refuse tout compromis avec un dualisme des substances ou des propri&#233;t&#233;s, permet de rendre compte de l'esprit sans l'&#233;liminer (&#167; 2). Mais, en se demandant si cette th&#233;orie, pour &#233;l&#233;gante qu'elle soit, ne laisse pas de c&#244;t&#233; ce qui fait au premier abord la particularit&#233; de l'esprit tel que chacun de nous en a l'exp&#233;rience (&#167; 3-4), il faudra se demander dans quelle mesure la connaissance de l'esprit telle qu'elle peut nous &#234;tre scientifiquement pr&#233;sent&#233;e n'est pas simplement m&#233;taphorique et non litt&#233;rale (&#167; 5).&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>L'esprit selon Hegel</title>
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		<dc:creator>Giassi Laurent</dc:creator>

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		<description>Quand on traite de l'esprit chez Hegel, les voies d'approche sont multiples : historiquement c'est la rupture avec Schelling &#224; I&#233;na qui am&#232;ne Hegel &#224; compl&#233;ter la Naturphilosophie schellingienne, transform&#233;e en philosophie de l'identit&#233;, par une philosophie de l'esprit. Du point de vue de la gen&#232;se du syst&#232;me h&#233;g&#233;lien, c'est la Ph&#233;nom&#233;nologie de l'Esprit comme syst&#232;me et introduction au syst&#232;me qui donne une pr&#233;sentation des diff&#233;rentes figures de l'Esprit, depuis la certitude sensible jusqu'&#224; la Religion. (...)

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&lt;a href="http://www.philopsis.fr/spip.php?rubrique56" rel="directory"&gt;L'esprit&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;span class='spip_document_444 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:147px;'&gt;
&lt;img src='http://www.philopsis.fr/IMG/jpg/vignette-Couv-Esprit-Hegel-Laurent-Giassi.jpg' width=&quot;147&quot; height=&quot;221&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt; Quand on traite de l'esprit chez Hegel, les voies d'approche sont multiples : &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;historiquement&lt;/i&gt; c'est la rupture avec Schelling &#224; I&#233;na qui am&#232;ne Hegel &#224; compl&#233;ter la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Naturphilosophie&lt;/i&gt; schellingienne, transform&#233;e en philosophie de l'identit&#233;, par une philosophie de l'esprit. Du point de vue de la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;gen&#232;se&lt;/i&gt; du syst&#232;me h&#233;g&#233;lien, c'est la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Ph&#233;nom&#233;nologie de l'Esprit&lt;/i&gt; comme syst&#232;me et introduction au syst&#232;me qui donne une pr&#233;sentation des diff&#233;rentes figures de l'Esprit, depuis la certitude sensible jusqu'&#224; la Religion. Enfin lors de la constitution du syst&#232;me c'est dans le cadre d'une &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Philosophie de l'esprit&lt;/i&gt;, comme troisi&#232;me partie de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;l'Encyclop&#233;die des sciences philosophiques&lt;/i&gt; que Hegel pr&#233;sente l'esprit sous sa forme triadique &#8211;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;l'esprit subjectif&lt;/i&gt;, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;l'esprit objectif&lt;/i&gt;, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;l'esprit absolu&lt;/i&gt;. En laissant de c&#244;t&#233; les le&#231;ons relatives &#224; l'art, la religion ou l'histoire, o&#249; les d&#233;veloppements sur l'essence de l'esprit ne manquent pas, on voit l'abondance des mat&#233;riaux. A partir de l&#224; une double possibilit&#233; se pr&#233;sente : une &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;pr&#233;sentation diachronique&lt;/i&gt; de la philosophie de l'esprit, de 1801 &#224; 1827-1830, des premi&#232;res &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Philosophies de l'esprit&lt;/i&gt; de I&#233;na jusqu'&#224; la version finale de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;l'Encyclop&#233;die&lt;/i&gt;, ou une &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;pr&#233;sentation syst&#233;matique&lt;/i&gt;, se limitant &#224; une &#339;uvre en particulier. Si on choisit la premi&#232;re possibilit&#233;, l'entreprise serait trop vaste, obligeant &#224; de nombreux parall&#232;les entre les &#339;uvres de la jeunesse et de la maturit&#233;. Cela donnerait peut-&#234;tre l'impression d'une continuit&#233; discursive seulement interrompue par des al&#233;as ext&#233;rieurs au syst&#232;me. Si on choisit la deuxi&#232;me possibilit&#233; se pose alors la question du choix de l'&#339;uvre : entre les &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Philosophies de l'esprit&lt;/i&gt; de I&#233;na, la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Ph&#233;nom&#233;nologie&lt;/i&gt; et la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Philosophie de l'Esprit&lt;/i&gt; de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;l'Encyclop&#233;die&lt;/i&gt;, laquelle choisir ? A l'&#233;poque o&#249; on croyait voir dans l'&#339;uvre de 1807 l'opus h&#233;g&#233;lien par excellence, l'expression de la g&#233;nialit&#233; philosophique, on aurait fait de la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Ph&#233;nom&#233;nologie&lt;/i&gt; le seul point de d&#233;part valable pour une analyse de l'Esprit chez Hegel. On a depuis longtemps rejet&#233; le mythe d'une &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Ph&#233;nom&#233;nologie&lt;/i&gt; pr&#233;serv&#233;e de l'ossification logique. Si on veut comprendre l'articulation de l'Esprit, c'est &#224; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;l'Encyclop&#233;die&lt;/i&gt; qu'il faut recourir car elle pr&#233;sente la totalit&#233; du syst&#232;me, ce qui n'interdit pas de la compl&#233;ter par d'autres &#339;uvres de Hegel si n&#233;cessaire. &lt;br /&gt;On montrera tout d'abord la signification de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;l'esprit&lt;/i&gt; dans le cadre d'une &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;philosophie sp&#233;culative de l'esprit&lt;/i&gt;. Ce sera l'occasion de montrer qu'une telle philosophie s'oppose aussi bien &#224; la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;pneumatologie rationnelle&lt;/i&gt; de l'ancienne m&#233;taphysique qu'&#224; ce que Fichte, apr&#232;s Platner, appelait &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;l'histoire pragmatique de l'esprit humain&lt;/i&gt; (1)
&lt;br /&gt;En int&#233;grant l'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Anthropologie&lt;/i&gt; &#224; la doctrine de l'esprit subjectif Hegel admet une infrastructure naturelle de l'esprit tout en &#233;vitant la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;naturalisation&lt;/i&gt; de celui-ci. Quant &#224; la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Psychologie&lt;/i&gt; elle est la discipline qui permet de voir &#224; l'&#339;uvre l'esprit subjectif dans son double mouvement d'int&#233;riorisation et d'ext&#233;riorisation (2-8). &lt;br /&gt;On indiquera enfin les cons&#233;quences de l'int&#233;gration de l'esprit objectif et de l'esprit absolu dans une philosophie de l'esprit. Par l&#224; Hegel repousse les limites entre la psychologie vou&#233;e &#224; l'&#233;tude des ph&#233;nom&#232;nes du sens interne et les autres disciplines charg&#233;es d'&#233;tudier le sens des productions spirituelles par lesquelles l'humanit&#233; s'objective dans l'histoire (9). La d&#233;composition du syst&#232;me h&#233;g&#233;lien montre les difficult&#233;s qui surgissent dans l'interpr&#233;tation de cette objectivation de l'esprit dans l'histoire et dans ses &#339;uvres, de Marx &#224; Dilthey (10).&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Les relations du corps et l'esprit selon Husserl</title>
		<link>http://www.philopsis.fr/spip.php?article206</link>
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		<dc:date>2010-08-14T14:11:40Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Barsotti Bernard</dc:creator>

<category domain="http://www.philopsis.fr/spip.php?rubrique56">L'esprit</category>


		<description>La &#171; relation du corps et de l'esprit &#187; est un th&#232;me de signification particuli&#232;rement large, mettant en sc&#232;ne, sans autre d&#233;termination, le dualisme g&#233;n&#233;ral du &#171; sensible &#187; et de l' &#171; intelligible &#187;. Le corps peut y &#234;tre pris aussi bien comme objet mat&#233;riel ou corps humain, celui-ci encore comme simple corps m&#233;canique ou corps biologique, ce dernier comme corps neural ou corps charnel, etc., l'esprit comme essence g&#233;n&#233;rale de l'intelligible, ou de l'intelligible en homme, ou comme facult&#233; particuli&#232;re de (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;La &#171; relation du corps et de l'esprit &#187; est un th&#232;me de signification particuli&#232;rement large, mettant en sc&#232;ne, sans autre d&#233;termination, le dualisme g&#233;n&#233;ral du &#171; sensible &#187; et de l' &#171; intelligible &#187;. Le corps peut y &#234;tre pris aussi bien comme objet mat&#233;riel ou corps humain, celui-ci encore comme simple corps m&#233;canique ou corps biologique, ce dernier comme corps neural ou corps charnel, etc., l'esprit comme essence g&#233;n&#233;rale de l'intelligible, ou de l'intelligible en homme, ou comme facult&#233; particuli&#232;re de repr&#233;sentation ou de pens&#233;e, etc. Chaque &#233;poque, en liaison avec un certain &#233;tat des sciences, a sa mani&#232;re de d&#233;terminer ce vague en r&#233;pondant &#224; deux questions fondamentales : qu'est-ce qui fonctionne comme instance gouvernante en l'homme (&#224; laquelle on donne le nom d'esprit), et &#224; quel type de corpor&#233;it&#233; (et comment) cette instance est-elle rattach&#233;e, et comment ? Mille r&#233;ponse sont ici possibles, occupant tout l'espace entre l'identification aveugle avec les apports scientifiques du moment et les &#171; argumentations philosophiques apr&#232;s-coup &#187;.
&lt;br /&gt;La pr&#233;tention de la ph&#233;nom&#233;nologie husserlienne au sein de cette probl&#233;matique est de fournir un compas d'orientation solide permettant de guider &#224; la fois la sp&#233;cification des instances et la mod&#233;lisation de leur type de relation. Ni g&#233;n&#233;ralit&#233; philosophique, ni reproduction scientifique, la description ph&#233;nom&#233;nologique tente, en partant du ph&#233;nom&#232;ne donn&#233; et sans non plus l'abandonner tout &#224; fait, de d&#233;gager des types compr&#233;hensifs pour tel ou tel aspect du ph&#233;nom&#232;ne. Ces types, sortes d'hybrides descriptifs-explicatifs fournissent aux explications scientifiques positives leur cadre de d&#233;ploiement, le &#171; sens d'&#234;tre &#187; du ph&#233;nom&#232;ne &#233;tudi&#233; dont elles ne sauraient s'&#233;carter sans cesser de se rapporter &#224; lui, quoi qu'elles en pensent.
&lt;br /&gt;L'enjeu d'une approche ph&#233;nom&#233;nologique des relations du corps et de l'esprit n'est donc pas seulement celui de son contenu positif et de sa valeur compar&#233; aux r&#233;sultats d'autres approches, mais avant tout, celui d'une mise &#224; l'&#233;preuve : on peut y tester si la force de la description est capable de passer devant l'explication analytique des ph&#233;nom&#232;nes &#8212; et par l&#224;-m&#234;me de lui servir de guide. Ces deux r&#233;gimes ne partagent pas le m&#234;me terrain, aussi ne s'agit-il pas de savoir si la description peut constituer ou se faire passer pour une explication des ph&#233;nom&#232;nes, mais seulement de savoir laquelle, m&#233;thodologiquement, est en droit de pr&#233;c&#233;der l'autre.&lt;/div&gt;
		
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	<item>
		<title>Hyl&#232;morphisme et fonctionnalisme. Sur la relation &#226;me /corps chez Aristote</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Labarri&#232;re Jean-Louis</dc:creator>

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		<description>Forg&#233; au d&#233;but du XXe pour d&#233;signer la &#8220; doctrine d'Aristote et des scolastiques selon laquelle l'&#234;tre est constitu&#233; dans sa nature de deux principes compl&#233;mentaires, la mati&#232;re et la forme &#8221; , le terme &#8220; hyl&#232;morphisme &#8221; risque d'&#234;tre un peu comme l'arbre qui cache la for&#234;t, surtout si l'on entend par l&#224; une &#8220; th&#233;orie spiritualiste directement inspir&#233;e de l'hyl&#232;morphisme aristot&#233;licien &#8221; (TLF). En effet, s'il est vrai que &#8220; hyl&#232;morphisme &#8221; renvoie &#224; la doctrine aristot&#233;licienne qui comprend la relation de l'&#226;me au (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Forg&#233; au d&#233;but du XXe pour d&#233;signer la &#8220; doctrine d'Aristote et des scolastiques selon laquelle l'&#234;tre est constitu&#233; dans sa nature de deux principes compl&#233;mentaires, la mati&#232;re et la forme &#8221; , le terme &#8220; hyl&#232;morphisme &#8221; risque d'&#234;tre un peu comme l'arbre qui cache la for&#234;t, surtout si l'on entend par l&#224; une &#8220; th&#233;orie spiritualiste directement inspir&#233;e de l'hyl&#232;morphisme aristot&#233;licien &#8221; (TLF). En effet, s'il est vrai que &#8220; hyl&#232;morphisme &#8221; renvoie &#224; la doctrine aristot&#233;licienne qui comprend la relation de l'&#226;me au corps sur le mod&#232;le de la relation entre la forme (morph&#234;) et la mati&#232;re (hyl&#234;) et d&#233;signe par-l&#224; une doctrine selon laquelle l'&#226;me est unie au corps comme l'est la forme &#224; la mati&#232;re, il ne l'est pas, m&#234;me chez les aristot&#233;liciens n&#233;o-thomistes, que cette doctrine soit une doctrine &#8220; spiritualiste &#8221; puisqu'elle a pr&#233;cis&#233;ment pour fonction d'&#233;tablir l'ins&#233;parabilit&#233; r&#233;elle de l'&#226;me et du corps, ce qui entra&#238;ne d'ailleurs bien des probl&#232;mes pour les n&#233;o-thomistes . Autrement dit, alors m&#234;me que le terme avait &#233;t&#233; form&#233;, chez les historiens de la pens&#233;e aristot&#233;licienne, n&#233;o-thomistes ou non, pour insister sur l'ins&#233;parabilit&#233; de l'&#226;me et du corps, l'appel &#224; la relation forme/mati&#232;re ayant pour fin d'insister sur l'union de l'&#226;me et du corps risque d'embl&#233;e d'&#234;tre m&#233;sinterpr&#233;t&#233; pour au moins deux grands types de raison :
&lt;br /&gt;1) Nous autres Modernes, n&#233;cessairement nourris, que nous le voulions ou non, au biberon cart&#233;sien, avons d'embl&#233;e tendance &#224; entendre l'union de l'&#226;me et du corps comme celle de deux substances s&#233;par&#233;es, la substance corporelle (res extensa) et la substance pensante (mens). D&#232;s lors, le risque est grand que nous ne comprenions plus tr&#232;s bien ce qu'il en est chez Aristote et que, chr&#233;tiens/cart&#233;siens malgr&#233; nous, nous identifiions l'&#226;me aristot&#233;licienne &#224; la substance pensante cart&#233;sienne, ou, en termes plus modernes, &#224; l'esprit (mind).
&lt;br /&gt;2) Ind&#233;pendamment de l'ironie cart&#233;sienne envers les &#8220; formes substantielles &#8221;, qui risque fort aussi d'obscurcir notre jugement, nous savons tous, pour avoir lu la M&#233;taphysique Z, qu'un cercle ou un Herm&#232;s peuvent aussi bien &#234;tre de bois que d'airain. Une forme pourrait ainsi, th&#233;oriquement du moins, &#8220; informer &#8221; n'importe quelle mati&#232;re. Or, contrairement &#224; ce sur quoi Aristote insiste en M&#233;taphysique, H, 6, cela ne reviendrait-il pas &#224; mettre l'accent sur la s&#233;parabilit&#233; de la mati&#232;re et de la forme, et cons&#233;quemment sur celle de l'&#226;me et du corps ? D'o&#249; le renouveau de la question dans la r&#233;cente litt&#233;rature aristot&#233;licienne de langue anglaise au sujet de la plasticit&#233; compositionnelle de la forme. Cette plasticit&#233; est essentielle pour le fonctionnalisme (dont certains voudraient qu'Aristote soit le &#8220; p&#232;re &#8221;) car elle implique, m&#234;me s'il n'est &#233;videmment pas d'&#233;tat mental sans &#233;tat mat&#233;riel, qu'on puisse d&#233;crire la pens&#233;e ou l'esprit (mind) ind&#233;pendamment de la mati&#232;re, du corps. &lt;br /&gt;Aussi, afin de dissiper tout malentendu sur le sens de l'hyl&#232;morphisme chez Aristote, mais aussi sur le fait de savoir s'il peut ou non &#234;tre consid&#233;r&#233; comme le &#8220; p&#232;re du fonctionnalisme &#8221;, le plus sage est de revenir d'abord sur le trait&#233; De l'&#226;me, II, 1-3, o&#249; Aristote d&#233;finit ce qu'il est aujourd'hui convenu de nommer &#8220; hyl&#232;morphisme &#8221;. Nous verrons ensuite, dans une br&#232;ve seconde partie, quel est le sens du d&#233;bat contemporain sur l'&#233;ventuel fonctionnalisme du Stagirite et ce que ce d&#233;bat peut apporter &#224; la compr&#233;hension (ou &#224; la m&#233;compr&#233;hension&#8230;) de la pens&#233;e aristot&#233;licienne relative aux relations &#226;me/corps et &#226;me/esprit.&lt;/div&gt;
		
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	<item>
		<title>Le dualisme en questions : sur la troisie&#768;me notion primitive et la glande pine&#769;ale chez Descartes </title>
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		<dc:creator>De Buzon Fr&#233;d&#233;ric</dc:creator>

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		<description>Sous le nom de dualisme du corps et de l'esprit, on de&#769;crit fre&#769;quemment la the&#768;se, apparaissant dans la philosophie de Descartes, qui pose l'existence de deux substances distinctes. Cette the&#768;se entrai&#770;ne imme&#769;diatement un proble&#768;me philosophique ine&#769;dit avant la pe&#769;riode moderne qui est celui de la possibilite&#769;, de la nature et des moyens de l'interaction au moins apparente entre les deux substances ainsi se&#769;pare&#769;es, notamment dans la sensation et dans le mouvement volontaire. Le dualisme, s'il (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Sous le nom de dualisme du corps et de l'esprit, on de&#769;crit fre&#769;quemment la the&#768;se, apparaissant dans la philosophie de Descartes, qui pose l'existence de deux substances distinctes. Cette the&#768;se entrai&#770;ne imme&#769;diatement un proble&#768;me philosophique ine&#769;dit avant la pe&#769;riode moderne qui est celui de la possibilite&#769;, de la nature et des moyens de l'interaction au moins apparente entre les deux substances ainsi se&#769;pare&#769;es, notamment dans la sensation et dans le mouvement volontaire. Le dualisme, s'il faut de&#769;cide&#769;ment user de ce nom, s'oppose, au moins pour partie, tant aux conceptions de la substance comple&#768;te conside&#769;re&#769;e comme compose&#769;e de matie&#768;re et de forme (une substance peut e&#770;tre conside&#769;re&#769;e par Descartes comme comple&#768;te me&#770;me si elle n'a pas de matie&#768;re ou si elle est de&#769;pourvue de forme ou d'a&#770;me), qu'aux conceptions qui font de l'un des deux termes une modalite&#769; ou une proprie&#769;te&#769; de l'autre et qui conside&#768;rent l'activite&#769; intellectuelle comme une proprie&#769;te&#769; possible du corps (mate&#769;rialismes, assertorique comme chez Gassendi ou proble&#769;matique comme chez Locke) ou, inversement, qui voient dans les corps le simple support inexistant en soi de l'activite&#769; perceptive. Une double affirmation est pre&#769;sente dans ce dualisme, celle de la distinction, a&#768; la fois conceptuelle et re&#769;elle, du corps et de l'esprit, et celle de leur union. L'a&#770;me perd son ro&#770;le traditionnel d'ente&#769;le&#769;chie d'un corps organise&#769;, pre&#769;sente dans l'ensemble du vivant sous les espe&#768;ces d'a&#770;me ve&#769;ge&#769;tative et sensitive, pour voir son ro&#770;le re&#769;serve&#769; au domaine anthropologique ; la nature physique inerte n'a plus besoin pour e&#770;tre intelligible des formes substantielles conc&#807;ues comme de petites a&#770;mes, identifiant les espe&#768;ces des corps, mais d'une mathe&#769;matisation, remplac&#807;ant ainsi la forme par la figure et par le mouvement.&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>La technique est-elle une contre-nature ? </title>
		<link>http://www.philopsis.fr/spip.php?article203</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nod&#233;-Langlois Michel</dc:creator>

<category domain="http://www.philopsis.fr/spip.php?rubrique57">La technique</category>


		<description>Cette question est l'une de celles qu'ont suscit&#233;es les mises en garde &#233;cologiques de notre &#233;poque. Ce que Jean-Pierre S&#233;ris appelle &#171; l'&#233;cologisme &#187;, soit l'exploitation id&#233;ologique des connaissances acquises par cette science r&#233;cente qu'est l'&#233;cologie, se pr&#233;sente parfois comme une mise en cause, pouvant aller jusqu'&#224; la diabolisation, de la technique humaine, sous sa forme moderne, industrielle, du fait que celle-ci produit manifestement des effets qui paraissent virtuellement destructeurs du biotope (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Cette question est l'une de celles qu'ont suscit&#233;es les mises en garde &#233;cologiques de notre &#233;poque. Ce que Jean-Pierre S&#233;ris appelle &#171; l'&#233;cologisme &#187;, soit l'exploitation id&#233;ologique des connaissances acquises par cette science r&#233;cente qu'est l'&#233;cologie, se pr&#233;sente parfois comme une mise en cause, pouvant aller jusqu'&#224; la diabolisation, de la technique humaine, sous sa forme moderne, industrielle, du fait que celle-ci produit manifestement des effets qui paraissent virtuellement destructeurs du biotope humain, soit de l'environnement qui est la condition naturelle de la survie de l'esp&#232;ce humaine. La technique moderne est alors d&#233;nonc&#233;e comme une contre-nature d&#233;vastatrice.
&lt;br /&gt;Une telle d&#233;nonciation prend &#233;videmment le contre-pied de la glorification &#171; prom&#233;th&#233;enne &#187;, positiviste ou marxiste, du progr&#232;s technique, comme de ce dont l'humanit&#233; devrait attendre son salut, &#224; l'exclusion de toutes les conceptions religieuses, c'est-&#224;-dire cens&#233;ment fantasmatiques, de ce dernier.
&lt;br /&gt;En dehors de ses fondements scientifiques et de ses vis&#233;es id&#233;ologiques, la critique contemporaine se r&#233;clame aussi souvent d'une justification philosophique trouv&#233;e dans certaines th&#232;ses de Heidegger. Celui-ci, dans sa conf&#233;rence sur La question de la technique (1954), s'interroge non pas tant sur les effets de la technique moderne que sur son essence, et identifie celle-ci &#224; &#171; l'arraisonnement (Gestell) &#187;, soit &#224; une volont&#233; humaine d'emprise totale sur l'&#233;tant, moyennant la mise en &#339;uvre de l'intelligence technicienne arm&#233;e des connaissances de la science moderne, et dont les effets d&#233;vastateurs de la soci&#233;t&#233; industrielle ne sont que des manifestations externes &#8211; le &#171; danger (Gefahr) &#187; &#233;tant pour Heidegger non pas avant tout que la plan&#232;te soit compl&#232;tement d&#233;vast&#233;e, mais que l'homme recouvert par sa propre technique, ne devienne incapable d'en penser l'essence, c'est-&#224;-dire d'y reconna&#238;tre sa volont&#233; d'arraisonnement de l'&#233;tant.
&lt;br /&gt;Ces th&#232;mes heidegg&#233;riens sonnent comme un &#233;cho &#224; une parole fameuse de Descartes, lequel en appelle, contre la pens&#233;e &#224; ses yeux purement &#171; sp&#233;culative &#187;, et par suite verbeuse et inutile, des Anciens et des m&#233;di&#233;vaux, &#224; une philosophie &#171; pratique, par laquelle, connaissant la force et les actions du feu, de l'eau, de l'air, des astres, des cieux et de tous les autres corps qui nous environnent, aussi distinctement que nous connaissons les divers m&#233;tiers de nos artisans, nous les pourrions employer en m&#234;me fa&#231;on &#224; tous les usages auxquels ils sont propres, et ainsi nous rendre comme ma&#238;tres et possesseurs de la nature &#187; (Discours de la m&#233;thode, 6e partie). On peut bien voir dans ce texte l'expression d'une volont&#233; d'arraisonnement, puisque Descartes invite &#224; accro&#238;tre la capacit&#233; humaine d'user de la nature par la compr&#233;hension rationnelle des causalit&#233;s qui s'y exercent.
&lt;br /&gt;Certes, il est clair que Descartes n'envisageait pas un tel arraisonnement comme une source de la d&#233;vastation contre laquelle, trois si&#232;cles plus tard, Heidegger et les &#233;cologistes mettront en garde. Il le juge au contraire d&#233;sirable non seulement &#171; pour l'invention d'une infinit&#233; d'artifices qui feraient qu'on jouirait sans aucune peine des fruits de la terre et de toutes les commodit&#233;s qui s'y trouvent, mais principalement aussi pour la conservation de la sant&#233;, laquelle est sans doute le premier bien et le fondement de tous les autres biens en cette vie &#187; (ibid.).
&lt;br /&gt;La question est alors de savoir, et l'histoire post&#233;rieure &#224; Descartes interdit de l'ignorer, si une telle entreprise, humaniste avant tout, peut aboutir sans entra&#238;ner les effets pervers qui ont conduit &#224; la d&#233;noncer.&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Prochaines publications sur l'esprit</title>
		<link>http://www.philopsis.fr/spip.php?article201</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>

<category domain="http://www.philopsis.fr/spip.php?rubrique56">L'esprit</category>


		<description>Nous re publierons courant juillet, plusieurs articles sur cette notion : &lt;br /&gt;Hyl&#233;morphisme et fonctionnalisme. Sur la relation &#226;me-corps chez Aristote par Jean-Louis Labarri&#232;re (sous r&#233;serve) &lt;br /&gt;Le dualisme en questions : sur la troisi&#232;me notion primitive et la glande pin&#233;ale chez Descartes par Fr&#233;d&#233;ric de Buzon (sous r&#233;serve) &lt;br /&gt;Les relations du corps et de l'esprit selon Husserl par Bernard Barsotti &lt;br /&gt;La question du &quot;corps de l'esprit&quot; dans la philosophie de Merleau-Ponty par Pascal Dupond &lt;br /&gt;Le mind-body (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Nous re publierons courant juillet, plusieurs articles sur cette notion : &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.philopsis.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-b95cf.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Hyl&#233;morphisme et fonctionnalisme. Sur la relation &#226;me-corps chez Aristote par Jean-Louis Labarri&#232;re (sous r&#233;serve)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.philopsis.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-b95cf.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Le dualisme en questions : sur la troisi&#232;me notion primitive et la glande pin&#233;ale chez Descartes par Fr&#233;d&#233;ric de Buzon (sous r&#233;serve)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.philopsis.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-b95cf.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Les relations du corps et de l'esprit selon Husserl par Bernard Barsotti
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.philopsis.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-b95cf.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; La question du &quot;corps de l'esprit&quot; dans la philosophie de Merleau-Ponty par Pascal Dupond
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.philopsis.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-b95cf.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Le mind-body problem par Jean-G&#233;rard Rossi (sous r&#233;serve)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.philopsis.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-b95cf.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Le fonctionnalisme selon Daniel Dennett ou : Dennett a-t-il perdu l'esprit ? par Xavier Kieft (sous r&#233;serve). &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.philopsis.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-b95cf.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Neurosciences et philosophie : quelques orientations bibliographiques par Patrick Dupouey&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Cic&#233;ron - Commentaire grammatical du De oratore</title>
		<link>http://www.philopsis.fr/spip.php?article200</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.philopsis.fr/spip.php?article200</guid>
		<dc:date>2010-05-25T21:57:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Maisonneuve Philippe</dc:creator>

<category domain="http://www.philopsis.fr/spip.php?rubrique55">Cic&#233;ron</category>


		<description>En guise d'introduction &lt;br /&gt;Le livre III du De oratore ne pr&#233;sente pas de difficult&#233;s particuli&#232;res, au moins sur le plan grammatical. S'il fallait en trouver, ce serait sans doute du c&#244;t&#233; du lexique et notamment dans l'expression technique de ce qui se rapporte &#224; la rh&#233;torique, aux rythmes et &#224; toutes les subtilit&#233;s du bien dire. Cependant, on ne lira pas avec profit ce livre &#233;crit dans un latin tr&#232;s pur (on doit l'&#339;uvre, il est vrai, &#224; Cic&#233;ron&#8230;) sans conna&#238;tre ( mais faut-il le rappeler ?) les (...)


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&lt;a href="http://www.philopsis.fr/spip.php?rubrique55" rel="directory"&gt;Cic&#233;ron&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En guise d'introduction&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le livre III du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;De oratore&lt;/i&gt; ne pr&#233;sente pas de difficult&#233;s particuli&#232;res, au moins sur le plan grammatical. S'il fallait en trouver, ce serait sans doute du c&#244;t&#233; du lexique et notamment dans l'expression technique de ce qui se rapporte &#224; la rh&#233;torique, aux rythmes et &#224; toutes les subtilit&#233;s du bien dire.
Cependant, on ne lira pas avec profit ce livre &#233;crit dans un latin tr&#232;s pur (on doit l'&#339;uvre, il est vrai, &#224; Cic&#233;ron&#8230;) sans conna&#238;tre ( mais faut-il le rappeler ?) les fondamentaux de la morphologie (d&#233;clinaisons et conjugaisons) et de la syntaxe. A cet &#233;gard, on invitera &#224; quelques r&#233;visions qui peuvent se r&#233;v&#233;ler utiles : &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.philopsis.fr/squelettes/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; valeur des th&#232;mes de d&#233;monstratifs &#171; hic/iste/ille &#187; ; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.philopsis.fr/squelettes/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; subjonctif d'attraction modale ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.philopsis.fr/squelettes/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; sens divers de &#171; cum &#187; employ&#233; avec le subjonctif ; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.philopsis.fr/squelettes/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; r&#232;gles du discours indirect ; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.philopsis.fr/squelettes/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; emplois de l'anaphorique &#171; is, ea, id &#187; ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.philopsis.fr/squelettes/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; sens de conditionnel des verbes &#171; possum, debeo &#187;, des verbes impersonnels et des locutions verbales impersonnelles employ&#233;s en latin &#224; l'indicatif ; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.philopsis.fr/squelettes/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; diff&#233;rence de sens des adjectifs possessifs selon leur place par rapport au nom qu'ils qualifient ; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.philopsis.fr/squelettes/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; cas o&#249; &#171; aliquis &#187; est remplac&#233; par &#171; quis &#187; ; valeurs du subjonctif employ&#233; dans les ind&#233;pendantes et principales&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La philosophie pratique de Russell</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Rossi Jean-G&#233;rard</dc:creator>

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		<description>Si le Russell c&#233;l&#233;br&#233; par les philosophes est le logicien des Principia Mathematica, l'inventeur de la th&#233;orie des descriptions et de la th&#233;orie des types, le th&#233;oricien de l'atomisme logique ou le partisan du monisme neutre, ce sont ses &#233;crits sur la morale et la politique, ses prises de position en faveur de la paix ou contre l'utilisation des armes atomiques, ses jugements abrupts et lucides sur des questions de soci&#233;t&#233; qui lui ont valu une renomm&#233;e internationale et la faveur du grand public. C'est (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Si le Russell c&#233;l&#233;br&#233; par les philosophes est le logicien des Principia Mathematica, l'inventeur de la th&#233;orie des descriptions et de la th&#233;orie des types, le th&#233;oricien de l'atomisme logique ou le partisan du monisme neutre, ce sont ses &#233;crits sur la morale et la politique, ses prises de position en faveur de la paix ou contre l'utilisation des armes atomiques, ses jugements abrupts et lucides sur des questions de soci&#233;t&#233; qui lui ont valu une renomm&#233;e internationale et la faveur du grand public. C'est que le philosophe de Cambridge s'est en fait r&#234;v&#233; dans le r&#244;le d'un Voltaire du XX &#232;me si&#232;cle et que, fait relativement rare dans le monde anglo-saxon, il a voulu tenir le r&#244;le d'un intellectuel &#8211; au sens o&#249; on entend ce terme en France depuis le si&#232;cle des Lumi&#232;res.
&lt;br /&gt;Mais tout se passe, et Russell lui-m&#234;me n'est sans doute pas &#233;tranger &#224; la chose, comme si une fronti&#232;re &#233;tanche s&#233;parait la production philosophique de textes techniques consacr&#233;s essentiellement &#224; la connaissance, de textes qu'on pourrait qualifier de t&#233;moignage et de combat et dont la place &#224; l'int&#233;rieur de la philosophie russellienne fait probl&#232;me. Russell lui-m&#234;me avouait ne pas &#234;tre satisfait de ce qu'il avait pu dire dans le domaine de l'&#233;thique et soutenait qu'en face de l'action mieux valait un jugement correct qu'une doctrine en bonne et due forme, difficilement adaptable aux circonstances et applicable ici et maintenant. On peut par ailleurs se demander si une philosophie se voulant scientifique n'est pas tout naturellement conduite &#224; laisser hors de son domaine toute r&#233;flexion d'ordre &#233;thique ou esth&#233;tique. De ce point de vue on s'expliquerait que Russell n'ait pas consid&#233;r&#233; comme dignes de relever de la philosophie ses interventions dans le champ de la morale et de la politique.
&lt;br /&gt;Encore faudrait-il que sa contribution &#224; l'&#233;thique et &#224; la politique se soit limit&#233;e &#224; des interventions conjoncturelles, que sa conception de la philosophie ait &#233;t&#233; tributaire de la fascination pour la m&#233;thode au point d'exclure tout ce qui ne saurait &#234;tre trait&#233; au moyen de celle-ci. Or tel n'est pas le cas. L'ensemble des &#233;crits de Russell comprend un grand nombre de textes th&#233;oriques concernant l'&#233;thique ; la prise en consid&#233;ration de l'&#233;volution russellienne r&#233;v&#232;le un Russell s'interrogeant sans cesse sur la valeur et les limites de la philosophie et toujours oscillant entre une conception traditionnelle de la philosophie, laissant notamment sa place &#224; la m&#233;taphysique, et une conception plus technique la r&#233;duisant &#224; une philosophie de la connaissance.&lt;/div&gt;
		
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